Prélèvement de spermes sur Adji Sarr : Le Dr Alfousseyni Gaye dément

Au lendemain de l’ouverture de l’audience spéciale des Chambres criminelles sur l’affaire de viol présumé opposant le leader de Pastef, Ousmane Sonko, à la masseuse Adji Raby Sarr, la presse a attribué au gynécologue, Dr Alfousseynou Gaye, qui a examiné la «victime» un faux rapport médical. Dans lequel il affirme avoir prélevé des spermatozoïdes vivants sur l’accusatrice du maire de Ziguinchor. Faux et archi faux, a rétorqué l’homme de l’art. Dans une mise au point transmise à la presse, ce mercredi 24 mai 2023, le gynécologue a rétabli la véracité des faits.
«Suite aux propos relayés dans la presse, on m’attribue les propos d’audience selon lesquels j’aurai confirmé la présence de spermatozoïdes dans les prélèvements de Adji Sarr lors de son premier examen gynécologique réalisé le 02 Février 2021. Je tiens à apporter les précisions ci-après», a d’emblée indiqué Dr Alfousseyni Gaye. Qui s’explique: «D’abord, un spermatozoïde n’est pas visible à l’œil nu, donc un examen physique ne peut en aucune façon en établir la présence et encore moins en conclure à leur état de mort ou vivant».
Poursuivant son argumentaire, le gynécologue ajoute: «Lors de cet examen préliminaire du 02 Février, je n’ai décelé ni liquide séminal, ni sperme. Les prélèvements effectués ce jour-là sont uniquement des sécrétions vaginales. J’ai également bien mentionné l’absence de lésions vulvaires. Cette constatation ne me permet pas de conclure à une activité sexuelle récente. Aussi, elle (Ndlr: Adji Sarr) n’a présenté aucun stigmate de traumatisme physique ou psychologique susceptible d’être signalé».
Revenant sur les conditions dans lesquelles l’examen médical a été effectué sur la «victime», Dr Gaye s’est voulu on ne peut plus clair. «Je rappelle que les prélèvements du 02 Février effectués sur la dame Adji Sarr ont été réalisés hors réquisition préalable d’officiers de police judiciaire ou du procureur et en présence de M. Sidy Ahmed Mbaye. Par ailleurs, les prélèvements ont été transportés au laboratoire par un agent de santé, sans aucun scellé ou autre dispositif de protection. Par conséquent, je ne suis en mesure de garantir leur intégrité et leur non altération par l’injection possible d’une substance étrangère», a encore détaillé le gynéco. Non sans faire relever qu’«en tout état de cause, les seuls prélèvements qui peuvent engager ma responsabilité sur le plan juridique sont ceux effectués sur réquisition de la gendarmerie le 03 Février 2021 et qui a assuré son analyse par le laboratoire suivant les procédures légales et réglementaires. Je rajoute que l’adjonction de la phrase «prélèvements en vue de test ADN» dans le certificat médical établi le 03 Février est une demande spécifique de la Réquisition. Il n’émane pas de mon initiative». En substance, peut-on lire dans la même source, «voilà le sens de mes déclarations tenues hier, 23 Mai, devant la Chambre criminelle de Tribunal hors classe de Dakar», rectifie Dr Alfousseyni Gaye. Qui avertit: «Je demande aux médias de ne pas déformer mes propos ou d’extrapoler sur leur signification. Je me réserve le droit d’explorer toutes les voies de droit pour garantir l’intégrité de mes déclarations. Afin que nul n’en ignore».